
Le 27 juillet, il se tire un coup de revolver.
Dans sa poche, une lettre inachevée pour Théo.
Auvers-sur-Oise, 27 juillet 1890
Mon cher frère,
je voudrais t’écrire à propos de tant de choses, mais j’en sens l’inutilité. Eh bien! vraiment, nous ne pouvons faire parler que nos tableaux.
Mais pourtant, mon cher frère, il y a ceci que je t’ai toujours dit et je le redis encore une fois avec toute la gravité que puissent nous donner les efforts de pensée assidûment fixés pour chercher à faire aussi bien qu’on peut ; je te le redis encore que par mon intermédiaire tu as ta part à la production même de certaines toiles, qui même dans la débâcle gardent leur calme. |